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 Du 11 au 12 mai 2009

9e Colloque annuel du CIRCEM

VERS UNE DÉSYMBOLISATION DU MONDE?
MODERNITÉ AVANCÉE ET PRINCIPE D’INSTITUTION
Responsables : Stéphane VIBERT, Université d’Ottawa; Daniel TANGUAY, Université d’Ottawa; Gilles LABELLE, Université d’Ottawa

Ce colloque se propose de réfléchir à une dimension fondamentale des sociétés politiques modernes, à savoir celle de leur institution même. Le principe d’institution désigne le processus par lequel une société composée d’individus devient une communauté qui est instituée politiquement et symboliquement, à travers des principes du juste et de l’injuste et des normes d’existence collective durable. On peut donc dire que la démocratie contemporaine, en tant que société politique humaine, a été et a encore à être instituée symboliquement, n’échappant pas à la nécessité ontologique de « fonder un monde commun ». Ce thème de l’institution symbolique du social constitue aujourd’hui un objet de réflexion majeur chez des auteurs comme M.Gauchet, C.Lefort, P.Manent ou M. Revault d’Allonnes, qui s’inspirent tant de la tradition phénoménologique (Merleau-Ponty) que de la sociologie et anthropologie durkheimienne (Mauss et Dumont entre autres). Si l’institution symbolique du social définit l’acte par lequel une société se donne une représentation d’elle-même lui permettant de faire corps, ce principe prend une forme bien particulière dans la démocratie moderne. C’est cette forme originale que ce colloque compte approfondir, à partir d’une compréhension renouvelée de la nature de la démocratie qui permet, d’une part, d’interroger les soubassements les plus fondamentaux du « régime » démocratique en son enracinement anthropologique (rapport à la transcendance, élaboration d’une « psyché démocratique », ancrage dans une culture historique donnée), et, d’autre part, de peut-être jeter un regard neuf sur certains des problèmes qu’elle traverse (désaffection du politique, perte d’autorité des institutions, développement d’une sphère techno-scientifique hégémonique dans ses finalités propres), problèmes qui ont amené certains à évoquer une « désymbolisation du monde » qui priverait les sociétés contemporaines d’une capacité de réflexivité et d’agir sur leur propre destin.

Programme

Lundi le 11 mai 2009

10 h – 10 h 15 Mot de bienvenue et présentation
10 h 30 – 11 h 15 L’institution du sujet d’hier à aujourd’hui - Daniel Tanguay, CIRCEM, Philosophie, Université d’Ottawa
11 h 15 – 12 h Discussion
12 h – 14 h Repas du midi
14 h – 14 h 45 Vide, violence et à venir: ce que conjure l’institution symbolique du social - Tanguy Wuillème, Université de Nancy II
14 h 45 – 15 h Commentaire : Joseph Yvon Thériault, Sociologie, UQAM
15 h – 15 h 30 Discussion
15 h 30 – 16 h Pause
16 h – 17 h Institution symbolique et anthropologie religieuse - Camille Tarot, Université de Caen
17 h – 18 h Discussion

Mardi le 12 mai 2009

9 h – 9 h 45 L’individu sans limite: de la désymbolisation à la déconstruction de la mort - Céline Lafontaine, Université de Montréal
9 h 45 – 10 h Commentaire : Jean-François Filion, UQAM
10 h – 10 h 30 Discussion
10 h 30 – 11 h Pause
11 h – 11 h 45 h Un cas de « dialectique de l’émancipation »? Le « post-structuralisme », l’« institution symbolique » et l’idéologie - Gilles Labelle, Université d’Ottawa
11 h 45 – 12 h Commentaire : Michel Freitag, Sociologue, UQAM
12 h – 12 h 30 Discussion
12 h 30 – 14 h Repas du midi
14 h – 14 h 45 L’institution symbolique du social et la question du holisme en socio-anthropologie - Stéphane Vibert, Sociologie et anthropologie, Université d’Ottawa
14 h 45 – 15 h Commentaire : Yves Couture, UQAM
15 h – 15 h 30 Discussion
15 h 30 – 16 h Pause
16 h – 17 h L’institution, la personne et la personnalité: une approche par l’interlocution - Irène Théry, EHESS
17 h – 18 h Discussion
18 h – 20 h Cocktail

Pour de plus amples renseignements :






Université d'Ottawa Centre interdisciplinaire de recherche sur la citoyenneté et les minorités