Mercredi, le 18 Mars 2009
Publication
Weimar ou l’hyperinflation du sens. Portraits et exils
Pensée allemande et européenne
Presses de l’Université Laval, Québec, 2009
Sous la direction de Martine Béland et de Myrtô Dutrisac
Comment les intellectuels allemands - créateurs et théoriciens - pensèrent-ils la république de Weimar ? Comment leur production fut-elle ensuite façonnée par l’expérience de l’exil, pendant les années 1930 et 1940 ? L’instabilité économique et politique propre à l’entre-deux-guerres allemand se traduisit par ce que l’on peut appeler une “hyperinflation du sens” dans tous les registres de l’espace public. Paradoxalement, ce phénomène s’accompagna d’un obscurcissement des représentations soutenant la vie en commun. En proposant des portraits de Brecht, Mann, Jünger, Murnau, Mannheim, Tillich, Mohr, Simmel, Kracauer, en rappelant les débats constitutionnels et ceux de la future École de Francfort, ce livre examine des réponses offertes à cette valse weimarienne entre sens et non-sens, faisant ainsi apparaître ce qui s’offre comme un véritable régime intellectuel ayant marqué le XXe siècle.
, doctorat en philosophie de l’EHESS, Paris
Ses recherches portent sur la réception de l’oeuvre de Nietzsche
, doctorat en études politiques à l’EHESS, Paris
Ses recherches portent sur les liens entre philosophie politique et littérature
Mercredi, le 21 Janvier 2009
Publication
L’espace francophone en milieu minoritaire au Canada. Nouveaux enjeux, nouvelles mobilisations
Sous la direction de Joseph-Yvon Thériault, Anne Gilbert et Linda Cardinal, Fides, 2008
C’est un regard inquiet que posent la plupart des collaborateurs de cet ouvrage sur l’avenir des minorités francophones canadiennes, tout en constatant qu’elles ne sont pas prêtes à lâcher prise. Prenant en compte les nouvelles réalités et les nouveaux enjeux de la francophonie, plusieurs souhaitent relancer le travail de communalisation, voire le travail de mémoire, au sein du milieu minoritaire. D’autres cherchent à préciser des voies d’action ou encore invitent à une plus grande réflexivité à l’égard des moyens revendiqués pour favoriser l’épanouissement du groupe. Mais il faut se rendre à l’évidence : quarante ans après la fin du Canada français annoncé par ses derniers états généraux, vingt-cinq ans après l’adoption d’une Charte canadienne qui allait donner des outils juridiques inédits aux leaders de ces communautés, l’avenir reste encore à construire.
L’espace francophone en milieu minoritaire au Canada, nouveaux enjeux, nouvelles mobilisations se veut une suite et un complément à l’ouvrage Francophonies minoritaires au Canada, l’état des lieux (sous la direction de Joseph Yvon Thériault, Éditions d’Acadie, 1999). Il a été dirigé par Joseph Yvon Thériault, Anne Gilbert et Linda Cardinal.
Mercredi, le 05 Septembre 2007
Publication
Les impasses de la mémoire. Histoire, filiation, nation et religion
Sous la direction de E.-Martin Meunier et Joseph Yvon Thériault, Montréal, Fides
Nouvelle sensibilité au patrimoine, essor des musées, popularité grandissante de la généalogie, engouement pour le folklore et pour les racines culturelles, recherches de nouvelles filiations significatives, commémorations politiques en tous genres: tous ces phénomènes montrent que depuis une trentaine d’années, le thème de la mémoire a envahi le champ des sciences humaines. De mal-aimée et de suspecte qu’elle était, la mémoire est devenue le lieu de passage obligé de réflexions majeures en sciences humaines. On pourrait dire, sans crainte d’exagérer, que nous serions maintenant dans un «moment mémoire» qui a pris d’abord son envol dans la discipline historique pour s’étendre graduellement aux autres champs de recherche que sont la philosophie, la sociologie ou les études littéraires. Le temps est venu d’en faire un premier bilan. Dans cet ouvrage, historiens, philosophes, sociologues et théologiens abordent le « moment mémoire » en posant l’hypothèse selon laquelle ce détour vers le passé recèle des impasses. Se souvenir, certes! Mais après?
E.-Martin et Joseph Yvon Thériault sont tous deux directeurs de recherche au Centre interdisciplinaire de recherche sur la citoyenneté et les minorités (CIRCEM) et professeurs au Département de sociologie et d’anthropologie de l’Université d’Ottawa. Cet ouvrage collectif regroupe près d’une vingtaine de contributions d’universitaires chevronnés.
Mercredi, le 27 Juin 2007
Publication
Faire société. Société civile et espace francophones
de Joseph Yvon Thériault
Prise de parole, Collection Agora
Dans, Faire société, Joseph Yvon Thériault poursuit son analyse des tribulations identitaires de l’Acadie et des francophonies minoritaires du Canada, analyse qu’il avait amorcée en 1995 dans L’identité à l’épreuve de la modernité (Prix France-Acadie).
Pour « faire société », une collectivité vise à se donner une autonomie institutionnelle aux plans linguistique, religieux, scolaire, littéraire et politique. C’est cette autonomie qui permet à un simple rassemblement d’individus d’accéder au statut de société, de nation historique. Le sens attribué au lien social est ainsi largement une création de ces institutions, et la nation naît de l’intention de faire société.
Cinquante ans après l’épuisement du Canada français, le vieux rêve national de « faire société » en Amérique du Nord reste la clef pour comprendre les pratiques collectives des minorités francophones du Canada. Le Canada français n’est plus une réalité historique, ni un espace sociopolitique. Mais il reste, dans la pratique de ces communautés, une trace de cette intention nationale, une mémoire vivante qui exprime le désir de faire société en continent américain. Les textes rassemblés dans cet ouvrage et regroupées en sept sections rendent compte de cette permanence.
La publication est présentée sous forme de chroniques; les textes qui la constituent ont en majorité été prononcés par Joseph Yvon Thériault lors de conférences publiques qui ont eu lieu depuis l’an 2000. Ils analysent le rapport au territoire, les transformations de l’identité, le déploiement du droit, la question scolaire et l’ouverture de ces communautés au Québec et à la francophonie internationale.
JOSEPH YVON THÉRIAULT est professeur titulaire au Département de sociologie de l’Université d’Ottawa, directeur du Centre interdisciplinaire de recherche sur la citoyenneté et les minorités (CIRCEM) et titulaire de la Chaire de recherche « Identité et francophonie ». En 1995, il remportait le prix France-Acadie pour son ouvrage L’identité à l’épreuve de la modernité et, en 2003, le prix de la Présidence de l’Assemblée nationale du Québec ainsi que le prix Richard-Arès pour Critique de l’Américanité.
Vendredi, le 01 Juin 2007
Publication
Le pari personnaliste : Modernité et catholicisme au XXe siècle
E.-Martin Meunier
Siècle des guerres mondiales, de la révolution bolchevique, des grandes découvertes scientifiques, des affres du fascisme, de l’essor de la social-démocratie, de l’urbanisation, de la massification, des médias, des grands mouvements sociaux, de l’individualisme, etc., le XXe siècle allait également être pensé comme l’ère de la sécularisation, de la laïcisation et de la modernisation. Comment la religion catholique a-t-elle pris en compte ces phénomènes nouveaux ? Comment ceux-ci l’ont-ils interpellée et comment ont-ils inspiré chez ses croyants de nouvelles aspirations et de nouvelles requêtes ? En quoi toutes ces nouvelles réalités politiques, économiques et sociales allaient-elles modifier l’éthique dominante au sein de cette Église ?
En faisant la genèse des transformations de l’éthique catholique au XXe siècle, le sociologue E.-Martin Meunier propose bien plus qu’une lecture des idées qui s’affirment au cœur de l’Église dans une période cruciale de son histoire. Savamment documenté, Le pari personnaliste propose une perspective sociologique et historique du catholicisme confronté à la modernité – de ses résistances, de son aggiornamento comme de son devenir.
E.-Martin Meunier, professeur
Département de sociologie et d’anthropologie
Directeur de recherche, CIRCEM
ISBN : 978-2-7621-2756-0
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