NOTES
Un entretien avec Christian Laval sur L’Homme économique réalisé en juin 2007 est disponible en ligne
1 À ce sujet, lire le dernier ouvrage de J.F. Lisée : Pour une gauche efficace, Montréal, Boréal, 2008. Et l’écho apologétique qu’il a reçu, particulièrement chez Louis Cornelier : « Le remue-méninge de Jean-François Lisée », Le Devoir, Samedi le 15 novembre 2008.
2 Le mouvement anti-utilitariste des sciences sociales (MAUSS) publie une revue éponyme fondée en 1981, entre autres par Alain Caillé. Elle aborde des sujets en sciences économiques, anthropologie, sociologie et philosophie politique. Ses collaborateurs (notamment Marcel Gauchet, Michel Freitag, Jean-Claude Michéa, Frédéric Vandenberghe) privilégient une démarche critique de l’économisme dans les sciences sociales et du rationalisme instrumental en philosophie morale et politique. Plusieurs des membres du MAUSS, dont Christian Laval, sont associés au groupe d’études et d’observation de la démocratie (GEODE) de l’Université Paris X Nanterre.
3 Michel Foucault, Naissance de la biopolitique : cours au Collège de France, 1978-1979, Paris, Seuil/Gallimard, 2004.
4 L’ordolibéralisme est une approche théorique en économie qui rejette la thèse libérale classique de l’ordre spontané du marché. Selon les ordolibéraux, les institutions constitutives du marché doivent être construites socialement et politiquement. Dans cette perspective, l’intervention de l’État ne sert pas tant à pallier les effets délétères du marché qu’à produire les conditions nécessaires à une « saine concurrence ».
5 Jean-Claude Michéa, L’empire du moindre mal : essai sur la civilisation libérale, Paris, Climats, 2007.